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Village De La Paix
Village De La Paix
Village De La Paix

A Kuron, l’enseignement des valeurs de paix et de réconciliation, ainsi que l’éducation ont presque mis fin aux raids traditionnels pour voler du bétail. Kuron est un village de bergers du Sud Soudan.

Une chance pour la paix

Peace Deserves a Chance” (La paix mérite une chance) est un livre sur la vie de Mgr Taban Paride. Il a eu un impact majeur sur la région de Kuron, à la frontière avec l’Ethiopie. En effet, le tribalisme qui a été la cause de la violence, est devenu assez rare. Et ceci depuis qu’il a établi le Village de la paix de la Sainte-Trinité à Kuron en 2005. De multiples projets qui ont constamment enseigné la valeur de la paix et de la coopération ont changé la région.

Le village de la paix a bénéficié du financement de l’UE. Il a été mis en œuvre par le biais de l’Église norvégienne (NCA). Une délégation de trois membres de l’UE et Jonas Halvorsen de la NCA, qui vit et travaille dans le village, ont voyagé de Juba à Kuron à bord d’un avion de la MAF. Ils étaient accompagnés par Wani Joseph Emmanuel qui travaille au bureau de coordination à Juba. Le but de la visite était de présenter à la délégation ce qui se passe et l’impact sur les gens. Ainsi elle verrait que ce qui a été donné est bien utilisé.

Suivi des personnes souffrant de malnutrition

Le premier bâtiment est un centre de soins (Kuron Primary Health Centre). Parmi les services fournis au centre de santé Toposa, les enfants de Toposa font l’objet d’un suivi de la malnutrition.

Au dispensaire, les mères d’enfants souffrant de malnutrition reçoivent des sachets d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi (RUTF). Ceux-ci sont composés de pâte d’arachide, de lait et d’un mélange spécial de vitamines et de minéraux. Ils sont associés à des sachets de Supercereal Plus. Avec ce régime, la croissance et la santé de l’enfant s’améliorent de manière tangible d’une semaine à l’autre.

De nouvelles compétences pour les éleveurs de bétail

Plus loin dans la brousse, la route mène au Kuron Vocational Training Centre. C’est là que les jeunes hommes de la communauté acquièrent des compétences. Celles-ci sont éloignées de celles des éleveurs de bétail de Toposa. Les instructeurs montrent comment les étudiants apprennent les techniques de menuiserie. Et puis il y a aussi la fabrication des briques en argile et en ciment, et comment souder. Par ailleurs, le centre de formation fournit la nourriture et les garçons ont chacun un matelas sur le sol du dortoir.

L’école maternelle

Devant le portail, un petit panneau vous demande de ne parler qu’anglais à l’intérieur de l’école. Un groupe d’enfants en uniformes bruns nous saluent en chantant : « Nous sommes heureux de vous voir, nous sommes heureux de vous accueillir ! ». Les tableaux noirs dans les salles de classe montrent comment les élèves apprennent l’alphabet, chaque lettre représentant un mot en anglais.

Achetez, ne volez-pas

La délégation rencontre et déjeune avec l’évêque Taban qui explique le but du village. L’un des objectifs était d’accroître la sécurité de la communauté grâce à l’eau provenant de forages. Avant, ils vivaient du lait et du sang des vaches. « L’éducation est un autre pilier », dit Mgr Taban. « Si tu peux avoir des outils pour gagner de l’argent, tu peux acheter des vaches au lieu de les voler ».

Voyager avec la MAF pour plusieurs raisons

« Nous volons avec la MAF depuis que nous avons fondé le diocèse catholique de la Sainte Trinité de Torit », poursuit le Père Emmanuel. « Nous avons construit ce partenariat il y a longtemps, parce que la MAF offre des services à la population. Et notamment en apportant la Bonne Nouvelle dans des endroits difficiles d’accès par voie terrestre. Par exemple, nous pouvions autrefois aller de Juba à Kuron en voiture. Mais maintenant Kuron est inaccessible par voie terrestre. Avec la MAF, nous sommes en mesure de poursuivre nos activités. Avec la MAF, les responsables religieux bénéficient d’un tarif préférentiel. De plus, nous constatons que la MAF est plus sûr que d’autres compagnies aériennes commerciales qui n’ont pas les mêmes procédures de sécurité. La MAF a aussi beaucoup donné au village de la paix, c’est pourquoi nous avons choisi la MAF ».

Texte et photos : Thorkild Jørgensen

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