Le cyclone Gezani a frappé de plein fouet la côte est de Madagascar, causant d’importants dégâts à Toamasina. Près de 80 % de la ville a été détruite, plongeant des milliers de familles dans l’urgence humanitaire. Grâce aux vols des…
Michael Jurgensen : Ambassadeur d’une mission au cœur des institutions
Diriger la MAF à Madagascar, c’est bien plus qu’une fonction administrative. Pour Michael Jurgensen, Français expatrié à la tête de cette organisation, le poste implique une véritable mission de représentation : être le visage et la voix de la MAF auprès de tous ses interlocuteurs.
Un interlocuteur privilégié des autorités
Dans le quotidien de Michael Jurgensen, les relations avec l’Aviation Civile de Madagascar occupent une place centrale. Face à une réglementation stricte, il incarne le dirigeant responsable qui garantit la conformité de chaque opération. Cette proximité avec les instances étatiques s’étend naturellement au gouvernement, lors de réunions stratégiques ou d’événements officiels. En tant que président de l’ONG locale, il porte sur ses épaules la crédibilité de toute l’organisation.
Au cœur d’un réseau international
Le rôle de Michael Jurgensen le place également à l’intersection d’un vaste réseau : ambassades, ONG partenaires, communautés religieuses. Sa participation à la rencontre NEXUS en janvier dernier, organisée par l’Ambassade de Suisse, a illustré cette capacité à tisser des liens entre acteurs publics et humanitaires. La présence de la MAF lors de l’anniversaire de l’Organisation de l’aviation civile internationale le 7 décembre 2025 confirme cette volonté d’ancrer l’organisation dans la communauté aéronautique malgache.

L’engagement incarné
Chaque rencontre officielle, chaque prise de parole publique engage personnellement Michael Jurgensen. Il ne représente pas seulement une structure : il incarne des valeurs, clarifie des projets, construit la confiance. Inspiré par la figure de l’ambassadeur chère à l’apôtre Paul, il porte une mission qui dépasse les frontières et s’inscrit dans la durée, au service des communautés les plus reculées de Madagascar.

Betty Jurgensen : prévenir et protéger : le combat sanitaire d’une infirmière VSI
A Madagascar, la saison des pluies, de novembre à avril, coïncide avec la saison cyclonique. Elle apporte des pluies intenses et des vents violents qui provoquent des inondations, des dégâts matériels important et des pertes humaines. Les routes, les maisons sont souvent touchées. Nous sommes entre 2 cyclones : le précédent Fytia a frappé la côte Ouest de l’île et le suivant est en chemin vers la côte Est. La trajectoire de Fytia est passée au Nord de Tananarive. De ce fait, nous aussi devons prendre les précautions pour notre protection et rester vigilants.
A cela s’ajoute depuis plusieurs semaines, une nouvelle épidémie prenant de l’ampleur : la maladie MPOX ou variole du singe. Comme souvent dans ces contextes, l’inquiétude grandit rapidement, alimentée par le manque d’informations fiables, les rumeurs et parfois la peur de l’autre.
En tant que VSI et infirmière engagée dans la prévention sanitaire, mon rôle est aujourd’hui plus que jamais de sensibiliser, informer et accompagner. Avec l’équipe MAF, nous prenons le temps de comprendre la maladie, ses modes de transmission et surtout les gestes simples mais essentiels pour limiter sa propagation. L’objectif est de permettre à chacun d’adopter les bonnes pratiques sans panique, mais avec responsabilité.


Cette mission de prévention ne s’arrête pas à l’équipe. Elle s’étend aussi aux passagers que nous accueillons, ainsi qu’aux personnes rencontrées dans les villages lors des déplacements. À travers des échanges simples, adaptés au contexte local, j’explique les signes à surveiller, les mesures d’hygiène à renforcer et l’importance de consulter rapidement en cas de suspicion.
Prévenir, c’est protéger la communauté dans son ensemble. C’est aussi un témoignage concret de l’attention portée à la vie, à la dignité et à la santé de chacun. Au cœur de cette épidémie et de la saison cyclonique, nous continuons à servir, convaincus que chaque geste de prévention compte et qu’ensemble, avec sagesse et solidarité, il est possible de limiter l’impact de cette maladie et la détresse des personnes sinistrées. C’est aussi les aider d’une manière concrète pour rénover en urgence les lieux publics tels que l’école du village pour protéger la vie des enfants et des maitresses.

