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Les femmes enceintes des régions reculées des Highlands devaient autrefois traverser rivières et montagnes à pied pour accéder aux soins. Grâce aux vols MAF financés par le gouvernement néo-zélandais, cette réalité est en train de changer.

Une communauté coupée du monde médical

Rosa Misek connaît bien les dangers auxquels sont confrontées les femmes enceintes dans son village isolé. Dans la communauté de Boikoa, dans les Highlands de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les futures mères doivent souvent entreprendre un voyage périlleux qui met en danger leur vie et celle de leur enfant à naître.

« Beaucoup de femmes enceintes de mon village sont contraintes de marcher ou d’être portées sur des sentiers de montagne et à travers de grandes rivières pour atteindre le village voisin de Sindeni, où se trouve le centre de santé », explique Rosa.

« Malheureusement, plusieurs futures mères ont perdu la vie au cours de ce trajet, car nous n’avons pas d’installations médicales adéquates ni d’agents de santé permanents au centre de santé de Boikoa. »

Rosa a également révélé que des membres de la communauté gravement malades avaient succombé, et que les enfants peinaient à recevoir leurs vaccinations de routine, en raison d’un manque de fournitures et du trajet éprouvant à effectuer.

Une collaboration internationale pour sauver des vies

Un partenariat entre les autorités sanitaires provinciales, l’organisation MAF (Mission Aviation Fellowship) et le Ministère néo-zélandais des Affaires étrangères et du Commerce (MFAT) a permis de s’attaquer concrètement à ces problèmes dans les régions reculées de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Les vols financés par le MFAT, à bord des avions MAF, offrent désormais la possibilité d’acheminer des fournitures médicales et d’autres matériels dont la communauté a besoin.

Jerry Roko, porte-parole et chef du village de Boikoa, salue ce lien vital. Il rappelle qu’auparavant, la longue marche périlleuse pour transporter les patients jusqu’au centre de santé le plus proche signifiait que beaucoup d’entre eux mouraient en chemin.

« Mais maintenant, grâce à MAF et au gouvernement néo-zélandais, nous pouvons être aidés directement dans notre village », dit-il. « Grâce à cela, nos enfants reçoivent leurs vaccinations de routine, ce qui les protège contre les maladies, et nos futures mères sont prises en charge sur place. »

La joie d’une communauté enfin secourue

Betty Donkay, une grand-mère de 76 ans et cinq petits-enfants originaire de Boikoa, exprime son bonheur lorsqu’elle a vu l’avion MAF arriver avec l’équipe médicale. Sa famille avait heureusement gardé la santé durant la longue attente.

« Mon cœur était rempli d’une joie immense, et si j’avais été une chienne, j’aurais remué la queue pour montrer à quel point j’étais heureuse et reconnaissante », confie-t-elle. « Notre centre de santé n’avait plus de fournitures, et pourtant nous avons réussi à rester en bonne santé ces derniers mois sans problèmes graves. »

Des résultats qui dépassent toutes les espérances

Caleb Bjorem, chargé de liaison avec les donateurs chez MAF, se réjouit de l’impact du partenariat avec le MFAT et les autorités sanitaires provinciales.

« Durant cette période, MAF a réalisé 151 visites communautaires, dépassant l’objectif initial de 132. Par ailleurs, 110 000 personnes ont été atteintes, au-delà des prévisions, avec un taux de vaccination infantile représentant 525 % de l’objectif planifié, soit plus de 19 000 enfants vaccinés », précise Caleb.

« La vaccination des enfants dans les villages a été la réalisation la plus marquante. Même si de nombreuses personnes en Papouasie-Nouvelle-Guinée sont réticentes à la vaccination, la relation de confiance qu’elles entretiennent avec MAF, construite dans certains cas sur deux ou trois générations, a conduit à un taux d’adhésion bien supérieur aux prévisions. »

« Ces vaccinations qui sauvent des vies auront un impact considérable sur ces communautés pour les décennies à venir. »

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