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Le cyclone Gezani a frappé de plein fouet la côte est de Madagascar, causant d’importants dégâts à Toamasina. Près de 80 % de la ville a été détruite, plongeant des milliers de familles dans l’urgence humanitaire. Grâce aux vols des pilotes de brousse de la MAF, une équipe de pasteurs et de chirurgiens a pu rejoindre rapidement les zones sinistrées pour évaluer les besoins et soutenir les populations touchées.

Une catastrophe naturelle majeure sur la côte est de Madagascar

Lorsque le cyclone Gezani s’est abattu sur la côte est de Madagascar, il a semé la destruction sur son passage. À Toamasina, principal port du pays et ville stratégique pour l’économie malgache, les habitants ont vécu une nuit de peur intense.

Le pasteur Miarana, responsable de l’église baptiste d’Ambolomadinika, raconte ces heures dramatiques :

« Nous avons mis les enfants sous le lit pour que le plafond ne leur tombe pas dessus. Le jour du cyclone a été très éprouvant. J’ai vu les toits s’arracher les uns après les autres. Notre maison et notre église ont perdu leur toiture. Nous n’avons pas dormi cette nuit-là. »

Dès le lendemain, la ville offrait un spectacle de désolation : maisons détruites, routes inondées, lignes électriques arrachées, quartiers entiers dévastés.

ceux qui en avaient le plus besoin. »

Toamasina dévastée : près de 80 % de la ville détruite

Selon le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC), le cyclone Gezani a causé la mort de 59 personnes et fait environ 800 blessés dans la région. Plus de 600 écoles, 20 centres de santé et deux hôpitaux ont subi d’importants dégâts.

À Toamasina, on estime que près de 80 % de la ville a été détruite. De nombreuses familles ont perdu leur maison, leur toit et leurs moyens de subsistance. Privée d’électricité et d’eau potable, la population fait face à une crise humanitaire majeure.

La MAF mobilisée : des vols humanitaires pour évaluer les besoins

Face à l’urgence, la MAF (Mission Aviation Fellowship) a rapidement organisé des vols humanitaires afin de transporter une équipe d’évaluation composée de responsables d’églises et de professionnels de santé.

Grâce à un vol au départ d’Antananarivo, avec une escale à Mandritsara, l’équipe a pu rejoindre Toamasina en moins d’une heure, alors qu’un trajet par la route aurait nécessité près de six jours après le passage du cyclone.

À bord se trouvait notamment Faly Ravoahangy, vice-président de la Fédération des Églises Baptistes Bibliques de Madagascar et fondateur de l’organisation Madagascar 3M, accompagné de deux chirurgiens et d’un pasteur.

« Arriver sur place, c’était comme entrer dans une scène apocalyptique, témoigne Faly. Comme après une guerre. Tout était détruit. Tout était brisé. »

Églises et hôpitaux en première ligne après le cyclone

L’équipe a visité plusieurs églises sinistrées ainsi que deux hôpitaux gravement endommagés.

À Salazamay, le responsable d’église Andrianarisoa Euphrese décrit l’ampleur des dégâts :

« Ma maison et le bâtiment de l’église ont été totalement détruits. Nous vivons dans une petite partie restée debout. Tout le quartier est touché. »

Malgré la destruction, les croyants se sont rassemblés dès le dimanche suivant, témoignant d’une foi et d’une résilience remarquables.

Dans les hôpitaux, la situation est critique : toitures arrachées, infiltrations d’eau, pénurie d’électricité. À l’hôpital Bethany, les équipes médicales ont continué les interventions vitales grâce à un générateur, réalisant notamment plusieurs césariennes dans des conditions très difficiles.


Une aide humanitaire rendue possible grâce aux pilotes de brousse

Sans les avions de la MAF, l’accès rapide à Toamasina aurait été presque impossible. Les routes endommagées et les conditions météorologiques rendaient les déplacements extrêmement longs et dangereux.

Ces vols humanitaires ont permis :

  • d’évaluer rapidement les dégâts,

  • d’apporter un premier soutien matériel,

  • d’encourager les responsables locaux,

  • de prier avec les églises et les équipes médicales.

« Être présents rapidement nous a permis d’agir efficacement et d’apporter de l’espoir », souligne Faly.


Cyclone Gezani à Madagascar : un appel à la solidarité et à la prière

Alors que les habitants de Toamasina entament une longue phase de reconstruction, les besoins restent immenses. L’aide humanitaire, la solidarité internationale et la mobilisation des églises sont essentielles pour accompagner durablement les populations sinistrées.

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