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Traumatisme Moropote
Traumatisme Moropote
Traumatisme Moropote

Début mars, j’ai été autorisé à prendre l’avion pour Moropote. J’ai transporté Caroline Wälde qui s’y rendait pour donner un cours sur comment soigner un traumatisme. Caroline travaille avec la mission Liebenzell. C’est ainsi que depuis des années, ils organisent régulièrement des cours d’une semaine pour les habitants de la région de Moropote.

En terrain connu

Je connais Caroline de Wewak, où elle vit avec sa famille. Grâce à elle, je me suis également familiarisée avec la prison pour femmes, où nous nous rendons chaque semaine pour rencontrer des détenues depuis 2019.

À mon arrivée à Moropote, c’était agréable de voir des gens que j’avais connus lors de visites précédentes. En tant que famille, nous avons passé une semaine à Moropote en août 2018 pour notre orientation linguistique et culturelle à MAF PNG.

Encore une fois, dans la tradition typique du Moropote, Caroline et moi avons été accueillis par des chants et une belle lettre de bienvenue. Mon nom “Haleta” sonne comme “highlighter” dans leur prononciation. J’approuve !

Comment soigner un traumatisme

Le cours de soin de traumatisme expliquait ce que sont les blessures du cœur et le chagrin. Mais aussi il abordait la façon dont nous pouvons aider les autres. Nous avons également discuté de ce que nous pouvons apprendre de la Bible et de ce qu’est le pardon. Ces sujets sont très applicables dans ce pays. En effet, beaucoup de gens n’ont pas accès aux soins médicaux, et donc meurent jeunes. De plus, il n’y a pratiquement pas d’accès à une aide professionnelle pour faire face à un traumatisme.

Un apprentissage partagé

Nous avons vraiment passé une semaine fantastique. Quarante à quarante-cinq personnes, hommes et femmes, ont suivi le cours. Chaque matin, ils se réunissaient pour quatre heures de cours et deux autres l’après-midi. C’était un programme complet, mais nous avons beaucoup appris ensemble. Ils nous ont partagé leur culture et nous avons partagé un peu de “sagesse occidentale”. Ensemble, nous avons appris de la Bible.

Nous avons appris à bien connaître certaines de ces femmes. Elles avaient toutes sortes de questions sur le cours et leur vie personnelle. D’ailleurs, elles venaient nous voir pendant les pauses. Il peut être difficile pour elles de trouver une personne de confiance dans la brousse. Comme presque tout le monde est de la même famille, il est difficile de partager son histoire, son traumatisme, si on ne veut pas qu’il soit connu par tous. Caroline parle couramment la langue Tok Pisin, alors je me suis assise à côté d’elle et je l’ai écoutée pendant qu’elle parlait avec les femmes. Je m’émerveille des questions qu’elles ont posées. En effet c’était si personnel, si varié, et parfois si basique.

Une motivation à toute épreuve

J’admire la force de la population locale. Mme A. a accouché il y a tout juste un mois, et pourtant elle a amené son petit avec elle. Chaque jour, elle s’asseyait au premier rang avec un autre bambin à ses côtés.

Monsieur H. a amené son fils au cours tous les jours. Son fils a trouvé un bon endroit pour dormir.

Le cours s’est terminé le jeudi après-midi. Alors que nous disions au revoir aux étudiants, Luke. C’est lui qui s’occupe de la radio HF. Il a parlé de Covid-19. Le message était vague et, en l’écoutant, j’ai pu me faire une petite idée de ce que c’est que de vivre dans un village aussi isolé, entouré d’une jungle et de marécages interminables. Ils sont donc très attirés par la technologie et les médias. Vous n’avez tout simplement aucune idée de ce qui se passe en dehors de votre région. Les nouvelles sont-elles vraiment vraies ? Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Jusqu’où le Covid-19 s’est-il répandu maintenant et est-il déjà ici en PNG ?

Sachant que nous serons récupérés le lendemain matin et que nous rentrerons chez nous, nous avons passé une semaine merveilleuse. J’avais tellement hâte de donner ce cours. J’aime la formation et c’était merveilleux pour moi de pouvoir utiliser mes dons en dehors de la maison. Nous avons quitté les Pays-Bas et faisons partie de la MAF depuis plus de trois ans. Mais c’est la première fois que nous sommes avec la MAF à l’étranger. J’ai tout de suite senti que j’étais fait pour ça !

Récit et photos : Harriëtte Knigge

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