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Pilote D'avion
Pilote D'avion
On The Last Day Of The Week-long Haydom Medical Safari, MAF Tanzania Pilot Kirstein Combrink Flies A Medical Team In The Cessna 206 To Gorimba In June 2015. The Area Includes The Muslim Nyaturu Tribe, Datooga, And Iraqw. In Just Three Hours And 10 Minutes, The Team Of Four (Dr. Simon, Linda, Lucy, Eva, And The Help Of Pilot Kirstein) Weigh 202 Babies, Vaccinate 120 Kids With A Total Of 288 Vaccines Given, Examine 15 New Pregnant Women, Plus 45 Return Pregnant Mothers. MAF Has Served The Hospital Through Flying Medical Safaris Since 1985, Taking Nurses To Difficult To Reach Locations For Mobile Medical Clinics.

S’il ne portait pas son uniforme, vous pourriez le prendre pour un membre de l’équipe médicale, mais la chemise bleue et les galons sur l’épaule sont là pour nous le rappeler. Il prépare les seringues de vaccins comme un pro, et pèse les bébés, tout en bavardant avec désinvolture en swahili avec les mères pour vérifier leurs carnets de santé.

Kirstein Combrink, pilote d’avion de la MAF, est dans son élément ici, au milieu des mères du village, des bébés, et du personnel infirmier de l’hôpital Haydom pour qui il vole une semaine par mois pour rejoindre les villages qui sont difficiles à atteindre par la route. Il est également dans son élément quand il atterrit ou décolle sur des pistes en terre qui nécessitent un peu plus d’expérience et la connaissance des conditions du terrain et de la météo.

« Ici, sur la tournée médicale d’Haydom, vous avez le temps de voler et de vous impliquer » explique Kirstein. « J’aime ça. Je ne suis pas simplement là pour accueillir et déposer les gens, ne sachant pas ce qu’ils font vraiment là ».

L’hôpital luthérien d’Haydom a vu le jour il y a 60 ans, il a été construit par la Mission luthérienne norvégienne. Aujourd’hui, il comprend une école d’infirmières, un centre de recherche, et est un hôpital régional de référence. Des équipes médicales se déplacent loin de l’hôpital, une semaine par mois. Pendant trois semaines, les équipes médicales se déplacent en voiture, et la quatrième semaine, grâce aux avions de la MAF, elles atteignent les villages les plus difficiles d’accès, en restant suffisamment de temps sur le terrain pour réaliser le travail.

Depuis que le programme de la MAF en Tanzanie a été restructuré et réduit de manière significative, les deux pilotes basés à Arusha réalisent des vols pour des tournées médicales hebdomadaires, qui comprennent Haydom et Rufiji, Kilimatinde, la région Massaï.

Kirstein a voulu être pilote d’avion avant de vouloir être missionnaire. Pendant les cinq années qu’il a fallu pour obtenir sa licence de pilote, il s’est impliqué dans son église, dans le travail auprès des jeunes et dans les camps de squatters en Afrique du Sud. Kirstein a commencé à sentir que Dieu l’appelait à une mission à temps plein. Dans ses recherches de missions aériennes, il a découvert la MAF.

Après avoir travaillé dans la construction commerciale au Congo pour gagner l’argent dont il avait besoin pour terminer sa licence de pilote d’avion, il a volé au Malawi pour une entreprise de tourisme où il a acquis de l’expérience. Le processus a alors commencé pour rejoindre la MAF, par des entretiens, des évaluations, la collecte de fonds nécessaires, ainsi que la formation à Nampa (USA) et au Royaume-Uni. Deux ans plus tard, en Janvier 2012, Kirstein a rejoint l’équipe MAF en Tanzanie.

Après ses études de langue et sa formation aéronautique, il a commencé à voler en mai 2012, basé à Arusha en Tanzanie. Peu de temps après, le responsable de la base est rentré chez lui en laissant Kirstein le remplacer avec un autre pilote. Six mois plus tard, l’autre pilote a lui aussi quitté la base, laissant à Kirstein le soin de réaliser la plupart des 206 vols dans le pays pendant environ huit mois. Cela signifiait être loin de la maison plusieurs jours par semaine. Malgré un calendrier très chargé et beaucoup de temps passé loin de chez lui, Kirstein a rencontré Amelia à l’église locale. Ils se sont mariés deux ans plus tard, et un an et deux mois après, ils ont eu leur premier enfant, Johann.

Amelia s’est installée en Tanzanie en 2009 pour enseigner dans une école internationale. Elle n’a jamais imaginé que cela se traduirait par un mariage et un enfant. « J’ai pu voyager avec mon mari. Je l’ai accompagné sur de nombreuses tournées médicales, et l’ai aidé dans les cliniques. Le premier voyage que nous avons fait dans le Sud Massaï était vraiment spécial parce que c’était la première fois que l’avion a atterri pour des visites médicales. Les femmes sont sorties, elles ont chanté et ont dansé. C’était vraiment merveilleux. C’est un véritable privilège d’avoir connu le travail de Kirstein, d’avoir voyagé avec lui, et d’être capable d’imaginer les lieux et les gens pour qui il travaille, quand il est loin de la maison ».

Quelques jours après son retour en Tanzanie, après la naissance du bébé, Kirstein devait partir pour une tournée d’une semaine à Haydom. Cela a été un déchirement pour lui. « Laisser son épouse et un nouveau-né derrière, c’est difficile de se séparer comme ça. Et puis quand vous êtes dehors, vous voulez être pleinement là, dans votre travail, mais vous voulez être aussi pleinement à la maison ». « Le seul avantage d’être loin », dit Kirstein, « c’est de ne pas être réveillé à 3 heures du matin, quand le bébé a faim. Vous pouvez rattraper le sommeil perdu ».

Kirstein aime clairement de nombreux aspects de son travail, y compris sa relation avec le personnel médical.

Le dernier jour de la tournée à Haydom, Kirstein reste la journée avec l’équipe de Gorimba, entre l’enregistrement des patients et la préparation des seringues de vaccins. En seulement trois heures, l’équipe médicale composée de quatre personnes, plus Kirstein et un pasteur, réalise la pesée de 202 bébés, la vaccination de 120 enfants, et l’examen médicale de 60 femmes enceintes.

« Ce que nous faisons ici a un impact durable sur la survie des enfants. Je sens vraiment que la MAF y est pour quelque chose. Nous ne pouvons pas le faire pour l’ensemble du pays. Nous ne pouvons même pas le faire pour la moitié du pays, mais aussi longtemps que nous sommes en mesure de le faire dans certaines régions, je pense que nous avons la responsabilité de poursuivre et d’aider à trouver des moyens durables de le faire ».

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