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Apprendre à Pêcher
Apprendre à Pêcher

« Je crois en l’autonomie des gens. Au lieu de donner tout le temps, il est bon de les aider à apprendre à pêcher par eux-mêmes », déclare sœur Wilhelmena. Comme le dit le proverbe chinois : « Donner un poisson à un homme, cela le nourrit pour la journée. Lui apprendre à pêcher, le nourrit toute sa vie ».  Cette déclaration illustre le cœur d’une femme remarquable dont la présence remplit de joie la salle. Elle parle avec tant de passion de son travail, que cela devient contagieux.

Wilhelmena est une sœur de la Sainte Famille. C’est une communauté indigène du Libéria qui travaille dans le diocèse de Cape Palmas, à l’extrême sud-est du pays. Ici, ils se concentrent sur le soutien aux familles par leur travail dans les hôpitaux, les écoles et la communauté locale. Le rôle principal de Sœur Wilhelmena est celui d’infirmière et de travailleuse sociale à la clinique St Francis de Pleebo.

Un projet pour réduire la pauvreté

Un samedi, elle est entourée de jeunes gens qui creusent dans les champs verdoyants. C’est le travail qui lui apporte le plus de joie.

Ainsi, en 2012, en réponse à la pauvreté qui l’entoure, Sœur Wilhelmena a lancé un programme : l’Initiative des Peuples contre la pauvreté. Le samedi, de vingt-cinq à trente jeunes viennent apprendre à cultiver les légumes. « Il ne s’agit pas seulement d’agriculture dont nous parlons. Nous parlons de transparence, de travail acharné, de reddition de comptes et de toutes ces petites choses », dit-elle.

Des vies transformées

Les jeunes viennent au couvent quand ils ont du temps libre ou quand ils ne peuvent pas aller à l’école. Lorsqu’ils arrivent, au début, ils sont comme des enfants de la rue qui parlent de n’importe quoi. Mais en restant dans le programme, ils commencent à changer leur façon de parler, leur façon d’interagir.

« Prenez Jackson par exemple. Il avait tellement de problèmes à l’école qu’il avait cessé d’y aller.  Il était oisif et au début, il traînait dans le coin. Au bout d’un certain temps, il s’est impliqué davantage et nous lui avons confié la responsabilité d’assister le directeur de programme. On pouvait voir qu’une telle responsabilité avait renforcé la confiance en lui. Et puis, nous avons remarqué un changement radical dans son comportement. Après un certain temps, ses parents ont également remarqué des changements. Jackson rentrait chez lui et aidait ses parents à la maison. Je n’arrive même pas à y croire ! Je n’arrive pas à croire que mon fils se comporte comme ça. Il a beaucoup changé, dit sa mère. Jackson lui-même a fait participer d’autres personnes au programme et étudie actuellement à l’université ».

La joie dans le travail

« Je trouve tellement de joie dans ce travail. Le soir, après avoir travaillé dur toute la journée, on s’attendrait à ce que les jeunes rentrent à la maison en courant. Mais au contraire, ils resteront assis et traînent. Ils se sentent à l’aise là-bas. Je vois beaucoup de changement ».

Elle observe les plus jeunes en train d’apprendre et d’être motivés par les plus âgés. Le projet apporte de l’espoir dans la vie de ces jeunes.

Espoir pour un avenir meilleur

Lorsque le programme en est capable, il utilise des fonds supplémentaires pour offrir des bourses d’études. Ou alors pour payer les frais de scolarité et le transport. Un certain nombre d’enfants ont maintenant terminé avec succès leurs études primaires ou secondaires. Et ceci avec l’aide du programme, et trois étudiants sont actuellement inscrits à l’université.

« Je veux aller à l’école, mais mes parents ne peuvent pas se le permettre. Je veux donc aider à la ferme, au cas où un jour nous aurions du succès et que je pourrais aller à l’école », rapporte un jeune homme.

Les parents sont également extrêmement reconnaissants que leurs enfants aient eu cette opportunité, « Dieu vient d’accomplir un miracle », a rapporté une mère.

Quel impact la MAF a-t-elle sur ce projet ?

« Cette région est rurale, c’est pourquoi il y a beaucoup d’activités commerciales à Monrovia, la capitale. Nous achetons presque tout, faisons nos opérations bancaires et assistons à des réunions sur place. Parfois, quand les routes sont mauvaises, nous sommes pris au piège. Il n’y a aucun moyen de sortir pour continuer le travail que nous faisons. Tout le pays est confronté au problème de l’état des routes. La présence de la MAF au Libéria a apporté un grand soulagement. Nous sommes très, très reconnaissants. Vous pouvez demander à n’importe qui dans cette région qui a déjà volé avec la MAF. Chacun vous dira que nous en sommes reconnaissants ».

« En avion, ça prend 1h30 pour aller à la capitale. Mais par la route, c’est deux jours. Si les routes sont mauvaises, nous passons parfois une semaine. Une semaine ! Nous sommes coincés dans la boue et c’est très difficile.

Même l’évêque a dit à propos de la MAF :

« Ces gens font vraiment le travail de Dieu ».

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